Veille sur la coopération décentralisée avec la commune de Dakar Plateau(Senegal)

15 juillet 2006

Auteur

Moussa

Moussa NDIAYE, Conseiller aux Affaires Communales, occupe actuellement le poste de Secrétaire Général de

la Commune

de Dakar Plateau (Sénégal). Il est cadre à

la Ville

de Dakar, il a eu auparavant à occuper diverses fonctions parmi lesquelles celles de chef du recouvrement des impôts à

la Perception

Municipale

de Dakar chargé du contentieux,avec fonctions de représentation du Trésor Public devant les Cours et Tribunaux,Chef de

la Division

Gestion

Prévisionnelle à

la Direction

des Ressources Humaines à

la Ville

de Dakar et Secrétaire Général de

la Commune

du Grand Dakar.

Monsieur NDIAYE juriste de formation, a fait ses études à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, il est titulaire d’une maîtrise en droit, d’un Certificat de Juriste-conseil d’Entreprise, d’un DESS en Administration des Collectivités Locales. Il prépare actuellement un Master 2 en Commerce et Management des Affaires Internationales à l’Université de Lille I.

Monsieur NDIAYE également actif,dans le mouvement associatif est membre du Comité Directeur de l’EMAD, Entente des Mouvements et Associations de Développement (EMAD) fédération nationale de 40 associations, où il occupe le poste de Conseiller Juridique.

Enfin Moussa NDIAYE est  un artiste plasticien, membre de l’Association TEAUPL’ART, (Mouvement des Artistes plasticiens de Dakar Plateau).

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14 juillet 2006

PROBLEMATIQUE

La Coopérationdécentralisée en Afrique s'intéresse habituellement au monde rural.

Les villes, en général le milieu urbain, sont très peu concernées:construction d’écoles, de postes de  santé, formation des élus, échanges d'expériences... autant de domaines qui intéressent les villes,les collectivités locales situées en  milieu urbain, !...

Mais  hélas, les partenaires à la coopération décentralisées semblent ne pas faire du milieu urbain leur priorité.

Et pourtant...la ville africaine peut constituer  un espace d'intervention intéressant  et ceci pour plusieurs raisons.

La première c'est que les populations du milieu urbain africain sont très vulnérables face aux crises multiformes qui secouent le monde moderne.

En effet dans un monde en mutation , où les valeurs de solidarité reculent de jour en jour, où les individus se replient sur leurs groupes claniques ou familiaux, pire, sur eux-mêmes, les couches sociales les plus déshéritées des villes africaines vivent dans une précarité aggravée .

Les collectivités locales seront alors interpellées pour apporter dans le cadre d’une administration de proximité  des réponses aux attentes des population.

Elles auront dès lors la lourde mission de restaurer la solidarité africaine dans un contexte où ladite solidarité est en recul au point de menacer l’équilibre sociale. 

La seconde raison qui donne un intérêt certain à la coopération décentralisée avec les collectivités locales urbaines d'Afrique est liée au fait que ces dernières sont le réceptacle des populations rurales.

En effet, la crise économique qui frappe les pays africains entraîne un exode massif des populations rurales en ville à la recherche d'un emploi.

Les nouveaux arrivants seront  alors une  charge supplémentaire pour les collectivités locales d'accueil. Car ils ont à l'instar de tous les citoyens de

la République

le droit d'accéder aux services sociaux de base.

Mieux pour rétablir l'équilibre, au profit de ces nouveaux administrés, les collectivités locales d'accueil seront dans l'obligation de formuler des politiques publiques de justice sociale dans lesquelles ils pourront s'intégrer:mise en place de programmes de nutrition pondérale en faveur de la petite enfance, organisation de formation diplomates courtes pour les jeunes en échec scolaire, encadrement des groupements féminins, qui ont grandement besoin d'accéder au micro crédit.

Sur ce dernier point il faut noter que la féminisation de la pauvreté dans les villes africaines rend urgent la mise  en oeuvre de politiques économiques locales favorisant les activités génératrices de revenus pour les femmes.

Le leadership féminin trouve d'ailleurs par l'occasion de nouvelles opportunités pour éclore.

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PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE D’ARRONDISSEMENT DE .DAKAR PLATEAU(SENEGAL)

PRESENTATION GENERALE DE

LA COMMUNE

D

’ARRONDISSEMENT DE .DAKAR PLATEAU

     1.1 SITUATION GEOGRAPHIQUE

La Commune

d’Arrondissement de Dakar Plateau représente l’extrême Sud Ouest de la région de Dakar. Elle est située entre le 14e et 16e degré de latitude Nord et les 16e et 18e degré de longitude Ouest, occupant une position privilégiée tant sur le plan national qu’international.

Dakar  Plateau s’étend du Cap manuel à l’Avenue El Hadji Malick Sy et de

la Corniche Ouest

à l’Avenue de l’Arsenal sur une superficie de

700 ha

. Elle correspond à l’hyper centre de

la Ville

de  Dakar et compte, selon le rapport provisoire de

la Direction

  de

la Prévision

et des Statistiques (DPS) de Décembre 2002, une population de 32795 habitants.

Cependant le recensement des ménages (CADP/EBENE 2004) de

la Commune

d’Arrondissement de Dakar Plateau évalue une population de 39972 habitants. Par ailleurs le Plateau reçoit quotidiennement plus d’un million 500 mille personnes, qui y pratiquent différentes activités de l’Administration au Commerce en passant par d’autres services du privé et de l’Informel.

Dakar Plateau s’est développée autour du Port et sur les plateaux sud-est qui surplombent brutalement la mer de 30 à

40 mètres

, ainsi que sur la partie méridionale qui porte

la Médina.

La Commune

d’Arrondissement de Dakar Plateau (CADP)apparaît en dehors de ses fonctions politiques et administratives nationales, comme le centre de l’activité économique de l’ensemble de la presqu’île voire du Sénégal. Avec la caractéristique exceptionnelle d’avoir quelques îlots de baraques, la quasi totalité de son patrimoine est en béton.

La CADP

n’est pas un ensemble homogène. Son plan présente des éléments  divers faisant ressortir quatre (04) secteurs distincts :

Ø   Secteur EST :

Situé à l’Est de la rue Vincens, il est constitué de lots assez réduits, au dessin varié, qui se particularise par de nombreuses rues courbes dont  le tracé n’a pas de toute évidence, été guidé par le souci de répondre aux besoins d’une circulation rapide.

En particulier, le tracé des petites rues qui débouchent sur le Boulevard de

la Libération

, en bordure du Port Autonome de Dakar, sont assez caractéristiques à cet égard. C’est en effet, le secteur le plus ancien de Dakar, celui de

la Ville

de Pinet Laprade dont le Plan a été établi en Juillet 1862.

Ø   Secteur SUD OUEST :

Il est limité au Nord et à l’Est par une ligne suivant l’Avenue André Peytavin depuis le rond point de

la Madeleine

jusqu’à l’Avenue Lamine Gueye, et de cette dernière jusqu’au Boulevard de

la République

et enfin de celui-ci jusqu’à l’Avenue Léopold Sédar Senghor.

Ce secteur est caractérisé par un plan radio concentrique avec des centres multiples constitués par une série de ronds-points. Le plus important de ces giratoires est celui de

la Place Nelson

Mandela plus familièrement appelée Place de l’Étoile par le fait que 06 grandes avenues y débouchent.

Les lots y sont également irréguliers comme dans le secteur Est, mais généralement de tailles plus étendues. On n’y rencontre pas de rue au tracé sinueux, en dehors de l’Avenue Franklin Roosevelt, une sorte de corniche suivant la topographie, et la rue du 18 Juin située entre le Lycée Lamine Gueye et l’ancienne École de Médecine (devenue l’Institut de Développement Économique et de

la Planification

) qui a un caractère introverti.   

Ø   Secteur CENTRE :

Ce secteur présente un plan en damier presque régulier avec des rues étroites datant d’avant la seconde guerre mondiale, période de faible circulation automobile. Ces rues sont aujourd’hui à sens unique comme celles du secteur Est, ancien noyau du Plan Directeur  d’Urbanisme de Dakar. Il est situé dans la partie centrale du Plateau à l’Ouest de la rue Vincens jusqu’à la rue Petersen et l’avenue Jean Jaurès, au Nord entre l’avenue Faidherbe et le boulevard de

la République

au Sud .

Ø   Secteur NORD :

Le dernier secteur dans la partie Nord de

la Commune

, au Sud de l’avenue El Hadj Malick Sy est le moins avancé en terme d’urbanisation. Il y subsiste encore des rues non bitumées, parfois à peine esquissées entre des îlots de baraques, comme à Reubeuss. A l’Est se trouvent de grands blocs de terrain partiellement construits avec quelques grands immeubles souvent à usage professionnel.

L’hétérogénéité du plan de Dakar Plateau est renforcée par l’interférence de facteurs divers tels que :

ð La forme du site

ð La micro-topologie

ð La croissance urbaine exponentielle

ð Les occupations anarchiques et illégales

ð La constante pression démographique

L’analyse de la matrice de fonction des Communes a classé Dakar plateau au palier 9 par rapport aux indices de centralité, loin devant Rufisque (palier 6).

Cet outil permet de catégoriser et d’identifier les zones urbaines par rapport aux fonctions qu’elles occupent effectivement sur les aires géographiques spécifiques. (PDU Dakar 2025).

Le Plateau concentre en son sein des fonctions spécialisées telles que les services centraux de l’État en regroupant la quasi totalité de la fonction publique de la capitale et 04 des 15 plus grands établissements secondaires. Le pôle d’activités et de services centré sur

la  Commune

d’Arrondissement de Dakar Plateau est l’expression de la macrocéphalie de la région de Dakar.

En terme de patrimoine de l’État il est identifié au sein de

la Commune

de Dakar Plateau, les symboles les plus prestigieux de

la République

:

Ø      Présidence de

la République

  1907 ;

Ø      Place de l’Indépendance 1857

Ø      Assemblée Nationale  1954

Ø      Palais de Justice 1907

Ø      Chambre de Commerce  1930

Ø      Building Administratif  1954

Ø      IFAN 1941

Ø      Marché Sandaga  1934-35

Ø      Marché  Kermel   1910

Ø      Grande Mosquée de Dakar 1964

Ø      Hôtel de Ville  1914

Ø      Cathédrale du Souvenir Africain 1936

Ø      Ministère des Affaires Etrangères  1905 -06

Ø      Sièges des Banques et institutions Financières

Ø      Siége des organismes internationaux ;

Ø      L’hôpital Principal, l’hôpital A. Le Dantec et cliniques privées,

Ø      Les Infrastructures  touristiques.

Ø      Le port Autonome de Dakar

Ø      Le Théâtre National Daniel Sorano

Ø      L’Etat Major Général des Armées

Ø      Le Port Autonome de Dakar

Les institutions et infrastructures citées ci-dessus témoignent de l’importance de

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13 juillet 2006

THEME

La thematique generale du present blog a trait à la cooperation décentralisée.

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